FSE et AMY : comprendre la cotation orthoptique de A à Z

AMY, FSE, actes associés : la cotation orthoptique a ses règles. Voici une lecture pratique pour facturer juste sans se noyer dans la nomenclature.

En orthoptie libérale, la feuille de soins électronique (FSE) n’est que la forme technique d’une décision clinique et tarifaire : quel acte, quelle cotation, pour quel patient, à quelle date. Le lettering AMY structure une grande partie de la nomenclature orthoptique. Ce guide pose les bases utiles au quotidien, sans remplacer la NGAP commentée ni Ameli Pro.

AMY : ce que désigne la cotation

Les actes orthoptiques remboursables s’expriment souvent en AMY (avec un coefficient). Le coefficient reflète la nature de l’acte (bilan, séance, etc.) selon la grille en vigueur. Une erreur de coefficient ou d’association d’actes se traduit directement en rejet ou en sous-facturation.

Bonne habitude : vérifier la NGAP orthoptiste sur Ameli Pro et les commentaires métier (ex. orthoptie.net) avant de paramétrer un nouveau type d’acte dans le logiciel.

De l’acte clinique à la FSE

  1. Réaliser et tracer l’acte dans le dossier (bilan, séance, protocole…).
  2. Choisir la cotation adaptée au geste réellement effectué et au cadre (maladie, maternité, etc.).
  3. Contrôler les droits du patient (Vitale, ADRi, situations particulières).
  4. Générer la FSE via le LPS, avec les contrôles de cohérence.
  5. Télétransmettre (si LPS agréé) puis suivre ARL / RSP.

Plus le lien dossier → acte → facture est direct, moins vous ressaisissez, et moins vous inventez une cotation « de mémoire » en fin de journée. Voir aussi télétransmission SESAM-Vitale.

Associations, incompatibilités et cas particuliers

Certains actes ne se cumulent pas le même jour ; d’autres exigent une prescription ou un contexte précis (ex. protocoles de coopération). Les circulaires Ameli et la NGAP commentée listent les incompatibilités à connaître. Avant de « forcer » une FSE, documentez pourquoi : un forçage répété sans lecture des alertes finit souvent en rejet différé.

Erreurs fréquentes en cabinet

  • Facturer un bilan alors que la séance de suivi était le geste du jour (ou l’inverse).
  • Oublier une situation (ALD, CMU/CSS, AT…) qui change le tiers payant.
  • Utiliser une cotation obsolète après un avenant NGAP.
  • Séparer agenda papier et facturation logicielle : la double saisie crée les écarts.

Ce qu’apporte un LPS pensé orthoptie

Un logiciel qui propose les cotations métier, relie séance et facture, et centralise les retours réduit la charge mentale. ADvision structure actes et facturation dans le même flux ; la télétransmission SESAM-Vitale est en cours d’agrément CNDA. En attendant, une cotation propre reste le meilleur investissement.

FAQ

Puis-je me fier uniquement au menu déroulant du logiciel ?
Non : le LPS aide, mais la responsabilité de la cotation reste la vôtre. Croisez avec la NGAP en cas de doute.

AMY et FSE sont-ils la même chose ?
Non. AMY décrit l’acte / le tarif ; la FSE est le document électronique qui porte la demande de remboursement.

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